L’Uruguay autorise l’euthanasie
Le 15 avril, le président de l’Uruguay, Yamandú Orsi, a signé le décret d’application de la loi visant à autoriser l’euthanasie, baptisée « mort dans la dignité ». Elle avait été adoptée par le Sénat en octobre dernier, par 20 voix sur 31, avec le soutien du gouvernement (cf. Uruguay : le Parlement dépénalise l’euthanasie). Les députés l’avaient quant à eux approuvée deux mois plus tôt (cf. Uruguay : les députés adoptent un nouveau projet de loi dépénalisant l’euthanasie).
L’Uruguay devient le premier pays d’Amérique latine à dépénaliser l’euthanasie par la loi[1]. Si la Colombie et l’Equateur autorisent cette pratique, c’est suite à des décisions de leurs Cours constitutionnelles.
Un décès qui sera considéré comme « naturel »
La loi adoptée autorise l’euthanasie pour les personnes majeures, « mentalement aptes », qui se trouvent au « stade terminal d’une pathologie incurable et irréversible », ou qui souffrent de douleurs « insupportables » avec une « détérioration grave et progressive » de leur qualité de vie.
L’avis de deux médecins sera requis. En cas de divergence, le cas sera soumis à une commission médicale. Les cliniques privées ne pourront pas pratiquer d’euthanasies.
Les décès ainsi provoqués seront considérés comme « naturels ».
Une commission chargée d’examiner les cas remettra un rapport annuel.
[1] Et le 11e pays à travers le monde
Sources de la synthèse de presse : Prensa latina (15/04/2026) ; La Nación (15/04/2026)