En Italie, une décision de justice a attribué trois parents légaux à un enfant de 4 ans. La décision a été rendue au mois de janvier mais n’a été rendue publique que ce mois-ci et confirmée par l’avocate de l’un des parents, Pasqua Manfredi.
Le petit garçon est né en Allemagne et il y réside avec deux hommes mariés. L’un est son père biologique. Il l’a conçu avec « une femme amie du couple ». L’autre homme, italo-allemand, a adopté l’enfant comme la loi allemande l’y autorise. Il a ensuite demandé que cette adoption soit reconnue en Italie.
Une autorité locale a d’abord rejeté la demande, « soupçonnant que l’enfant était né d’une maternité de substitution réalisée à l’étranger ». Une pratique interdite en Italie (cf. L’Italie fait de la GPA un « délit universel »). Mais cette décision a été infirmée en appel, la Cour considérant qu’il « n’y avait pas eu de recours à la maternité de substitution au sein de la famille ».
Cette décision, qui est définitive, signifie que l’Italie, à l’instar de l’Allemagne, reconnaît à cet enfant deux pères et une mère. « Il s’agit d’un cas où trois personnes souhaitent toutes être les parents de cet enfant, et la Cour l’a reconnu », a déclaré Me Manfredi (cf. Québec : trois hommes adoptent ensemble une petite fille placée).
Pro Vita & Famiglia, une association qui milite en faveur des valeurs familiales traditionnelles, a réagi à cette décision : la reconnaissance juridique des unions entre personnes de même sexe a « bouleversé le droit de la famille, exposant les mineurs à toutes sortes d’expérimentations sociales et idéologiques », juge-t-elle.
Source de la synthèse de presse : Reuters, Alvise Armellini (12/05/2026)