PMA : une patiente attaque la clinique après avoir fait un AVC
Au Royaume-Uni, une patiente qui avait poursuivi en justice une clinique de FIV après avoir subi un accident vasculaire cérébral a perdu son procès.
Un manque d’informations ?
Navkiran Dhillon-Byrne a subi une FIV en avril 2018 à la clinique Assisted Reproduction and Gynaecology Centre (ARGC) à Londres. Elle a été victime d’un accident vasculaire cérébral dix jours après la fin de la procédure, ce qui lui a causé des « problèmes psychologiques persistants » et des « troubles de la vision ».
La plaignante met en cause une immunothérapie destinée à « modérer la réponse immunitaire d’une patiente pendant la grossesse ». Un traitement utilisé hors autorisation de mise sur le marché. Navkiran Dhillon-Byrne considère ne pas avoir été « correctement informée » des risques liés au traitement et des chances de réussite de la FIV. Mais le tribunal a rejeté sa requête.
Des éléments jugés insuffisants par le juge
Le juge Luke Ashby a considéré les éléments insuffisants pour prouver la relation de cause à effet entre le traitement administré et l’AVC. Il considère en outre que les risques ont été « suffisamment expliqués ».
Le juge a toutefois admis que Navkiran Dhillon-Byrne aurait dû être informée que ses chances de réussite étaient de « 10 % maximum ». Cependant, il estime qu’elle aurait poursuivi la procédure « même si elle avait reçu des conseils « exemplaires » sur les risques et les avantages de la part de la clinique » (cf. PMA : à la recherche d’une nouvelle « baguette magique » ?).
Source de la synthèse de presse : BioNews, Ryan Au (24/11/2025)